Les vidéos qui m’inspirent toujours….#créativité #flow #passion #vulnérabilité

Le génie-Elizabeth Gilbert

(activer l’onglet transcription en français)

L’illusion de la passion – Nicolas Beretti
Le flux, ou la réalité temporairement suspendue – Mihaly Csikszentmihalyi
Le pouvoir de la vulnérabilité – Brene Brown

(activer l’onglet transcription en français)

Les émotions, ces inconnues

Les émotions sont un langage parallèle. Lorsqu’elles surviennent, elles nous envoient des communications, des messages qui nous font réagir, mais que nous ne savons plus décoder.

Le langage émotionnel est très ancien.

Archaïque. Il provient du cerveau dit « reptilien »qui gère la satisfaction de nos besoins essentiels: dormir,  manger, boire, se reproduire.. Il assure aussi le besoin d’intégritéqui se manifeste de trois manières:

  • Besoin de sécurité
  • Besoin de d’identité
  • Besoin de réalité d’être*, de tangibilité.

Pour répondre à ces trois besoins, le cerveau reptilien a mis au point 3 stratégies de défense qui sont:

  • La fuite
  • La lutte
  • Le repli sur soi

Ces trois besoins et ces trois stratégies de défense sont si ancrés dans notre cerveau qu’ils sont automatiques. Mais si l’un de ces trois besoins n’est pas satisfait alors notre vieux cerveau nous envoie des messages sous forme d’émotions pour nous motiver à satisfaire ces besoins au plus vite! 

  • La peur nous indique que notre besoin de sécurité n’est pas satisfait,
  • La colère nous indique un besoin d’identité à combler,
  • La tristesse ou la fatigue, qui nous fait pleurer, pointe que nous avons besoin de restaurer le sentiment de tangibilité.

Quand nous parvenons à satisfaire ces besoins, tout va bien. Quand malgré nos efforts, nous n’y parvenons pas, nous nous sentons perdus, stressés, angoissés, en souffrance.

Les émotions sont essentielles à la vie.

Comme nous l’avons dit, les émotions sont un langage parallèle, très ancien et totalement automatique, en quelque sorte nous avons perdu le code, et pour cette raisons nous n’avons aucun moyen de supprimer ou de contrôler nos émotions!

En revanche, nous pouvons mettre à profit les messages qu’elles nous envoient et tenter de comprendre ce qu’elles disent de nous. En faisant cela nous pouvons apprendre un peu plus sur nous mêmes, sur nos besoins et sur nos manques … sans faire de contre-sens!

L’émotion est un cri d’alarme pour soi!*

Si mon client est très sévère sur les dead-line, la peur que cela provoque chez moi m’appartient. À moi de m’en libérer, non pas en essayent de la nier ou de la contrôler mais en trouvant une solution avec cette peur qui m’ appartient. 

Nous pouvons alors commencer à satisfaire nos besoins pour nous sentir mieux.

*Catherine Aimelet-Perissol in « Comment apprivoiser son crocodile ». ed. Pocket.

Personal Branding épisode 2 : s’alléger plutôt qu’accumuler….

Interview parue sur le blog de CREADS le 26.12.17

« L’image de marque personnelle » ou « Personal Branding » correspond à l’image que l’individu renvoie de lui-même de par sa personnalité, ses actes ou sa communication. A quoi ça sert ? Comment travailler son personal branding ? Pour vous préparer à commencer une nouvelle année sereinement et répondre à toutes vos interrogations, nous avons interviewé Emmanuelle Mallet-Chaminand, votre Coach pour les métiers créatifs.

Bonjour Emmanuelle, comment peut-on définir le Personal Branding ?

En fait, on peut le présenter comme on veut mais Le Personal Branding sert à répondre à cette unique question :

« Comment « se vendre » sans tomber dans la publicité racoleuse, et y perdre son âme ?

Oublier que le Personal Branding sert à vendre ses services, son projet ou son employabilité, reviendrait à entreprendre une démarche de développement personnel. Oublier au contraire son « âme », serait de facto se priver de toute authenticité, et du coup de tout impact, en tombant dans les travers du marketing de masse.

 

Concrètement, ça consiste en quoi ?

Dans un premier temps, cela consiste à savoir parler de vous et de votre travail de manière claire, simple et impactante. Cela consiste également à déterminer où vous voulez aller, comment, et avec qui. Ensuite, cela consiste à donner du sens à vos actions et devenir une source d’inspiration pour les autres. Clarifier votre positionnement : objectifs, cibles, promesse, offre de service. Déployer une stratégie de visibilité, travailler, créer, entretenir et activer vos réseaux. Enfin, le personal branding consiste à piloter votre marque personnelle et la faire évoluer au quotidien.

Quels sont les éléments fondateurs du Personal Branding ?

Selon moi, il y a 3 principes de base : Constance, Cohérence, Clarté. Mais si vous vous êtes déjà trouvé devant un potentiel client qui vous demande pourquoi il devrait faire appel à vous et pas à quelqu’un d’autre, la réponse que vous avez élaborée (sur le coup, ou peaufinée plus tard) est la meilleure définition que vous pourrez trouver du Personal Branding : c’est votre angle unique. C’est-à-dire la façon dont vous voyez les choses, dont vous les interprétez, vos inspirations, vos expériences, votre manière de travailler, de communiquer, votre projet de vie…Bref, comment votre vision du monde rend votre intervention unique.

Cette citation d’Yves Saint-Laurent contient d’ailleurs tous les éléments fondateurs à l’expression de votre Personal Branding :

« La ligne doit avant tout son élégance au dépouillement et à la pureté de sa construction. »

 

 

Quelle est la démarche pour travailler son personal branding de manière durable et profonde ?

1- Le dépouillement

Commencer son travail de Personal Branding, c’est se dépouiller de tout ce qui n’est pas vous-même et de tout ce que vous avez amassé au cours de votre vie, sans pour autant vous l’être réellement approprié. Ayez confiance en vous, et allégez-vous du superflu.

Pour chaque action que vous faîtes, demandez-vous : « en quoi cette manière de faire me ressemble ?  Et en quoi c’est vraiment moi ? »

Vous pouvez faire cet exercice avec votre manière de dialoguer, de vous habiller, etc. Tout ce qui ne vous appartient pas doit être jeté, repensé ou réinventé. Cela demande du temps, du tri, du discernement, du recul et ce n’est pas facile. Car nous avons tendance à penser que le fait d’accumuler des informations nous rend plus forts, plus experts. Or c’est exactement le contraire. Plus on élimine, plus on se concentre sur l’essentiel et plus on se distingue.

2- L’élégance

C’est peut-être là le secret d’un Personal Branding réussi. L’élégance parle de qualité, de choix, de renoncement, d’éthique, de conviction, d’évidence. L’élégance est le fruit d’un travail acharné de recherche de pureté, de simplicité, d’essentiel, mais aussi de grâce et de légèreté.

« Une chose est élégante quand elle est caractérisée par sa précision, par sa cohérence et par sa simplicité ».  (voir Yves Saint Laurent ce génie)

Demandez-vous comment votre offre de service pourrait être encore plus précise, comment votre histoire personnelle est cohérente avec le choix de votre métier, comment d’un brief complexe vous arrivez à rendre les choses simples et évidentes, etc.

3- La ligne

C’est ce que vous aurez découvert en vous libérant de tout ce qui n’est pas vraiment vous. C’est votre direction, votre angle unique, et votre fil rouge.

Alors maintenant que vous vous êtes allégés de toutes ces couches inutiles, maintenant que vous êtes dans un état d’esprit de recherche de l’élégance, maintenant que vous saurez reconnaître votre « ligne » dés qu’elle vous apparaîtra… Maintenant, vous pouvez commencer à travailler votre Personal Branding.

Je vous souhaite de merveilleuses fêtes, pour célébrer comme il se doit tout ce que nous laissons derrière nous, et en route pour le renouveau !

 

Ma vie mon œuvre, ou le personal branding 

Aujourd’hui je commence une série d’articles, de réflexion et de programmes sur le personal branding, la marque personnelle ou le marketing personnel (choisissez l’expression qui vous énerve le moins), outil de positionnement indispensable pour trouver un job, des clients, un stage, lever des fonds, ou être capable d’expliquer à sa grand mère ce qu’on fait dans la vie. 

Or, ça fait des jours que je travaille sur ce thème et que je n’arrive pas à trouver une traduction satisfaisante car jai le sentiment que « personal branding » dit exactement le contraire de ce que c’est et pourquoi c’est important de le travailler…

Loin de moi l’idée de déconsidérer le concept (voir les très drôles personal branling et I am a brand tout de même!).

Mais je m’adresse ici en priorité à ceux pour qui le « marketing de soi-même » fait grincer les dents. Ceux qui ont du mal à se voir comme un produit de consommation, ceux qui pensent que travailler sa marque personnelle c’est apprendre à se vendre, sous-entendu: « apprendre à mettre en valeur de façon outrancière des qualités qu’il n’ont pas forcément mais qui répondent à l’attente de leur cible, dans l’unique but de ferrer le client, c’est-à-dire de le piéger ». Oui, vu comme ça, ça fait peur, parce qu’une fois que le client est attrapé, il va falloir lui mentir, le voler, bref tricher.

Alors voici les 2 choses que je pose ici dans le but avoué de parvenir (avec votre aide j’espère) à trouver une meilleure traduction de l’idée de personal branding.

1- Dans personal branding il y a « branding »

Une marque évolue sur un marché, cela signifie-t-il que nous sommes sur un marché?

Nous sommes tous sur un marché, et c’est une bonne nouvelle.

Quelle que soit notre situation, freelance, étudiant, salarié, chômeur, et quel que soit notre domaine professionnel, nous sommes sur un marché, celui du travail. Le marché du travail c’est l’espace où clients et prestataires se rencontrent, où collaborateurs et entreprises se choisissent, où projets et investisseurs négocient, où partenaires et associés travaillent leur vision, ou jeunes diplômés et entreprises parient sur l’avenir.

Bref, c’est là où tout se crée. Nous sommes tous des produit de création, plutôt que de consommation; et c’est pour cela que le « personal branding » (je ne m’y fais pas!) va nous aider à créer notre place sur ce marché, celle qui nous convient vraiment.

On reparlera de concurrence, d’offre et de demande..etc.

2- Dans personal branding il y a « personal »

Ce qui laisserait à penser que c’est une démarche auto-centrée, dont l’intention est de parvenir à identifier et mettre en avant ce qui est unique en nous, notre excellence personnelle, et qui demanderait un profond travail de « connais toi toi-même ». Oui et non.

OUI! parce qu’il est primordial de « se connaître » pour comprendre ce que l’on veut apporter aux autres comme valeur; (on y reviendra)

mais NON car d’abord se connaître est le travail d’une vie (…) mais surtout parce que -et pour une fois je suis d’accord avec lui-, Bourdieu a justement rappelé que « notre excellence ne fait pas partie de notre identité narrative » et que celle-ci se trouve « dans la relation à l’autre », c’est-à-dire grâce à l’autre….

Et là, le côté « personal » perd quand même largement de sa valeur…

Ce qui est à retenir c’est que l’intention même du personal branding (argh! ce mot…) c’est de se relier à ceux avec qui on va créer une vente, un projet, une envie, une collaboration, un job…

Personal branding, marque personnelle, marketing personnel, bref, je crois que nous allons plutôt parler de se relier pour créer.

Now Future!

Ou si cette période de rentrée morose et grise, était le moment pour se lancer dans une nouvelle aventure, changer d’habitudes, de boite, de job…ou de vie?

Si vous regardez en arrière les mois qui se sont écoulés avant la trêve estivale, vous vous dites que vous n’aurez jamais l’énergie cette année de ré-affronter tout cela!, Que vous avez frôlé le burn-out, que vous avez oublié de prendre soin de vous, (comment auriez-vous pu avec la pression que vous vous êtes mis côté boulot?), ou alors que vous vous êtes ennuyé à faire des choses qui vous semblent totalement inutiles à l’échelle de la planète…que vous avez renoncé à trop de choses par manque de temps, et que finalement, vous avez plutôt côtoyé la morosité , la répétition, et l’inquiétude, plutôt que le plaisir de faire ce qui vous plait réellement, ou construire quelque chose qui a du sens pour vous.

Alors c’est décidé, cette année, il faut que ça change!

Changer Quoi?

Changer soi-même. Pas de suspens. Tout simplement parce que chacun d’entre nous construit sa propre réalité, face à des situations de la vie quotidienne ; alors si l’on veut que la réalité change, c’est par nous-même qu’il faut commencer.

Une réalité différente pour chacun, vraiment? Par exemple, la réalité d’un ordinateur n’est-elle pas objective? Non, car il représente des tas de choses différentes selon les personnes: un outil de travail pour la majorité d’entre nous, une manne financière pour le constructeur, un défi R&D pour ses employés, un cauchemar pour ma grand-mère, le magasin du monde pour mes copines fashionistas, la vraie vie pour les no-life, un accès à l’enseignement pour toutes les personnes qui suivent des mooc, une gageure pour les associations écologiques, etc;

Bref, pour changer quelque chose dans sa vie personnelle ou professionnelle, il s’agit de changer la façon dont on perçoit les choses, ce qui va transformer petit à petit notre manière d’agir. et donc changer notre (la) réalité.

Oui, mais vous ne savez pas par où commencer ? Vous n’avez pas de passion particulière? Super. je vous renvoie tout de suite à cette excellente vidéo de Nicolas Beretti sur l’illusion de la passion

Mieux se connaître 

Mieux se connaître est la condition pour comprendre à la fois que qui nous plait vraiment, mais aussi les peurs que nous avons, nos désirs, nos aptitudes, nos freins, nos talents, ou nos croyances. Il ne suffit pas d’avoir « Envie d’avoir envie »…

Beaucoup de méthodes existent pour cela; des milliers de livres et autant de formations. Quelle que soit la manière dont vous entrez dans cette recherche, elle vous sera très profitable. Voici deux exercices pour amorcer la réflexion;

# les verbes d’action : pour avoir un panorama large d’exploration, commencez par trouver sur internet une liste de verbes d’action (#verbe d’action #compétences) et pointez ceux qui correspondent à des choses que vous aimez ou savez faire tout particulièrement dans les différents domaines proposés.

Attention : pensez à vous dans le contexte personnel. en effet, nous sommes très formatés par le contexte professionnel, et parfois nous savons très bien exécuter des choses par la force de l’expérience, qui ne font pas partie de nos aptitudes profondes. Par exemple, le cas de ces personnes qui savent parfaitement faire un bilan comptable, mais qui sont incapables d’organiser un voyage avant la veille au soir. Est-ce que «gérer » est un verbe d’action qui leur permettra réellement d’avancer dans leur recherche?

# « ma vie mon œuvre » : raconter son histoire permet de prendre du recul et de prendre conscience de certaines dynamiques de votre parcours. Racontez-là à plusieurs personnes différentes, demandez-aux autres de vous raconter leur histoire et vous verrez que parfois dans cet exercice, des choses apparaissent.

Pour commencer, construisez votre histoire sur ce plan très simple:

«d’où je viens → où je vais »

 évidemment le « où je vais » n’est pas évident à ce stade, mais c’est le moment d’explorer plusieurs pistes et de les laisser infuser … pour voir! N’ayez pas peur des choses apparemment contradictoires, ne cherchez pas à occulter les échecs car rappelez-vous que l’échec en lui-même n’a aucune importance, ce qui est important c’est ce que vous avez appris et de quelle manière vous avez réagi….et surtout racontez!

Si votre changement consiste à changer de job, vous commencez là les prémices de votre futur pitch.

Changer, pourquoi c’est difficile?

Il y a beaucoup de freins au changement, je vous propose d’en éclairer quelque uns avant d’aller plus loin:

1- sa propre réalité: comme on l’a dit en introduction, il n’y a pas une réalité mais autant de réalités que d’individus. Le premier grand frein est donc d’être isolé et seul.

Sortez, rencontrez d’autres personnes, allez dans des meetup sur des sujets qui vous intéressent, c’est absolument primordial pour que votre perception puisse se transformer pour vous permettre de faire des choses nouvelles. En témoignage cette jeune femme qui me disait participer à des réunions d’une grand association écologique où elle s’était rendue compte que son avis était écouté, pris en compte et où elle avait commencé à percevoir qu’exprimer ses convictions en public n’était pas du tout un problème dans ce contexte.

 

2- la résistance au changement: chaque fois que nous changeons quelque chose dans notre environnement professionnel ou personnel, cela crée un déséquilibre dans notre vie, jusqu’à ce que l’on retrouve un nouvel équilibre.

C’est ce qui se passe quand on déménage, quand on commence un nouveau job etc. Naturellement on a tendance à vouloir éviter ce déséquilibre qui nous fragilise et nous déstabilise. Pour autant c’est un passage obligé. Cette résistance n’est pas mauvaise en soi, parfois elle nous protège de décisions qui seraient trop risquées!

Attention: nous sommes très formatés pour faire des diagnostics et des auto-diagnostics, lister nos points forts et nos points faibles. Mais je crois que faire cela nous laisse surtout tourner en rond dans la situation qui ne nous convient plus.

Or, c’est bien l’objectif de progrès qui nous motive qu’il faut aller chercher!

 #Pour essayer d’y voir plus clair, faites-vous une liste de ce que le changement que vous souhaitez vous apportera une fois que vous aurez surmonté le déséquilibre initial:

Ce sera le point de départ de la construction de votre objectif !

Et ensuit cela vous permettra de mettre le doigt sur vos résistances et vos peurs, et comprendre en quoi elles vous protègent, en quoi elles vous freinent, et quelles pistes vous pourriez envisager pour les surmonter.

Je me souviens d’une manager d’équipe qui souhaitait se lancer dans la confection, sa passion depuis toujours, mais qui craignait le regard familial sur ce changement professionnel; cette résistance a cédé une fois le dialogue installé.

Alors maintenant comment on fait concrètement? (Munissez-vous d’un carnet!)

1- Observation : si vous avez décidé de changer, c’est que quelque chose s‘est passé et vous a envoyé un message du genre « enough is enough » .

Formulez votre situation. Imaginez vous en train de décrire votre situation à quelqu’un. Faites-le à haut voix, dans votre voiture, chez vous. Si vous en avez le courage enregistrez-vous. Dites ce qui se passe, ce que vous ressentez, ce que vous voyez, ce que vous entendez, ce que vous faites.

Puis demandez-vous si c’est la première fois que vous êtes dans cette situation. Essayez de vous rappeler comment vous avez fait la dernière fois pour sortir de ce mauvais pas. Y-a-t-il urgence cette fois ci?

Enfin, imaginez qu’un journal propose un concours pour vous aider à trouver la solution: Quel serait le titre de la manchette de ce journal?

2- prenez soin de vous: Se rebrancher sur notre corps est une manière très puissante pour trouver nos ressources. Avez-vous déjà remarqué que c’est sous la douche, en marchant ou en conduisant qu’on a tendance à tout résoudre? Le corps influence nos émotions, modifie le regard que nous portons sur nous-même et sur le monde avec son propre langage (non-verbal), et nous permet d’agir.

Le retour à l’action est le siège de votre confiance en vous, c’est pourquoi votre corps soit pouvoir vous aider. Organisez vos routines, vos habitudes physiques, en plus d’un sport si vous le pouvez.

  • Le matin: 10 minutes de méditation. De nombreuses applications proposent des séances gratuites; Headspace (en anglais) Mind (en français) Petit bambou ( en français).
  • Le soir: 30 minutes de marche créative à la place de quelques stations de métro: Activité géniale qui booste le corps et l’esprit. Forcément c’est là que tout se débloque, alors marchez avec votre carnet ou, (plus pratique) votre app. Dictaphone pour ne rien oublier, pour clôturer votre journée, pour poser ce que vous allez faire demain, avant de switcher sur la soirée.

3- neutralisez votre saboteur: c’est un petit virus intérieur qui est chargé de créer la pagaille, la désinformation, le manque de clarté, la méfiance, le manque de confiance en vous. Il vous empêche de mener à terme les décisions que vous avez prises. Il vous empêche de voir le monde positivement.

Très facile à reconnaître, il vous parle en mode « petite voix », mais à la différence de l’intuition, il ne vous parle que du passé (et de tout ce que vous avez raté jusqu’à présent). Il rabâche toujours les mêmes choses : «tu es nul(le)», «si tu étais capable de faire ça, ça se saurait».

N’essayez pas de l’éradiquer, il vous envoie des messages! Le problème c’est qu’ils sont à l’envers: il vous dit ce que vous ne voulez pas au lieu de ce que vous voulez. Donc maintenant à chaque fois que vous l’entendez, remettez le message à l’endroit.

Par exemple:

  • virus: « J’ai l’impression que tout ce que je fais a déjà été fait 1000 fois. D’ailleurs je n’ai jamais rien inventé de vraiment innovant. »
  • à l’endroit: « Chaque jours je progresse. À chaque pas, j’ose de plus en plus être moi-même, et exprimer ma créativité »
  • virus: « Je n’arrive pas à trouver la bonne idée qui débloquerait tout »
  • à l’endroit: « Je ne suis jamais bloqué(e) car je suis toujours capable de générer des tas d’idées. Je pourrai ensuite choisir »

 

3- tour de piste

Si vous ne savez pas où vous allez précisément ce n’est pas grave.Mais il est important de savoir que vous êtes dans la bonne direction.

Pour cela vous allez reconnecter ce que vous êtes, ce en quoi vous croyez et ce que vous faites.

Répondez à ces questions sur votre vie professionnelle ( en remplaçant le mot travail par celui qui vous convient le mieux : (être créatif/ être concepteur-rédacteur/ être designer / travailler comme ……)

  • pourquoi est ce que je travaille?
  • pour – quoi est ce que je travaille?
  • qu’est ce que mon travail signifie pour moi / qu’est ce qu’il représente pour les autres? / pour la société?
  • qu’est ce qui définit selon moi un travail bien fait?
  • Quel rapport mon travail entretient-il avec l’argent ?
  • Quel rapport mon travail entretient-il avec le développement, l’accomplissement, l’expérience?

Et maintenant tour de piste de votre vie personnelle :

  • Pour quoi suis-je sur Terre?
  • Quel est le sens de la vie?
  • Comment je me vois par rapport aux autres? ma famille? mon pays? et le reste du monde?
  • Pour moi, qu’est ce qui est bien ou mal? Juste ou injuste?
  • Quel est le rôle de la joie/ la tristesse – la paix/ le conflit , l’amour dans ma vie?
  • Quels sont les mots qui me définissent? (en mode « slash ») femme/ compagne/ mère/ membre de l’association…./ peintre à ses heures perdues/ …..

(Ce questionnaire vient de deux chercheurs américains Bill Burnet et Dave Evans dans leur étude « Designing your life »)

Où votre vision professionnelle et personnelle se complètent-elles? Où clashent-elles? L’une a-t-elle l’avantage sur l’autre?

4- Faites vos niveaux !

Evaluer vos niveaux EN CE MOMENT sur les quatre grandes catégories qui composent votre vie, et mettez-les à jour régulièrement

  • Santé/ physiologie/ physique : de 0% à 100%
  • Amour/ amitié/ entourage : de 0% à 100%
  • Joie/ fun : de 0% à 100%
  • Travail: de 0% à 100%

C’est un gros travail! Mais la récompense c’est que vous avez su mettre en place beaucoup d’indicateurs pour accompagner votre changement, et tout simplement vous permettre de vous transformer!

Un dernier conseil: n’oubliez pas que c’est dans l’action répétée que tout se joue, et non pas dans l’action d’éclat! Autrement dit 10 petits pas dans la bonne direction valent 100 fois plus qu’un saut …qui retombe comme un soufflé dans ses anciennes habitudes.

Alors soyez curieux, essayez, testez, sortez, parlez, racontez, dessinez, bloggez, dansez, bref PROTOTYPEZ!

Où avez-vous entendu dire que le premier jet était la version définitive? Now Future!