Apprentissage-formation-freelancing.

Original de l'article paru sur le Blog de CREADS le 20 mars 2018

Lorsque j’ai rencontré Xavier il y a quelques années, j’étais très admirative de son travail de graphiste, puissant, inspiré, rigoureux et prolixe. Reconnu par ses pairs, il avait eu l’opportunité d’intégrer un studio graphique. Mais Xavier rêvait de quitter le studio pour travailler en freelance.

Lorsque je lui demandais ce qui le retenait, il me dit: « j’ai raté le virage numérique ».

Xavier ne maîtrisait pas la création de site web, alors que la plupart des commandes qu’il aurait pu décrocher en freelance contenait un site web.

Dans un environnement où le digital force au renouvellement permanent de ses compétences et où les freelances sont de plus en plus nombreux, cette expérience pose clairement la question de savoir identifier les évolutions de son métier pour pouvoir rester « compétitif » et ne pas se trouver bloqué dans son parcours.

Quelle pression!

C’est l’ambiance que la plupart des indépendants vivent au jour le jour: soit tu réponds aux besoins du marché, soit tu crèves! Pour les entreprises c’est pareil: soit tu innoves, soit tu disparais….

Il y a une autre manière de voir les choses, c’est de prendre ces contraintes (bien réelles) comme des opportunités pour apprendre, pour s’enrichir, pour évoluer, pour s’épanouir, pour s’exercer à avoir une vision métier.
Il s’agit alors de mieux se connaître soi-même, et pour aller plus loin de capitaliser sur soi-même, car n’oublions pas que la première ressource d’un freelance, c’est lui-même.

Et en cela il lui faut apprendre à investir sur lui plutôt que s’épuiser à essayer de répondre à tous les besoins du marché!

L’idée c’est d’être assez clair sur son projet professionnel pour avancer sans se disperser, mais être aussi suffisamment ouvert sur le monde et ce qui s’y passe, pour ressentir les tendances, les envies, les opportunités, et pourquoi pas les changements de cap.

Cela passe par la mise en place d’un hygiène de vie sérieuse pour la vie quotidienne, par l’esquisse d’un projet professionnel le plus clair possible pour ne pas se disperser dans tous les sens, mais aussi par la mise en place d’une série « d’action-investissement » pour préparer le futur.

Comment faire?

1- Identifiez vos 3 principales compétences.

Une compétence qu’est ce que c’est? C’est une capacité opérationnelle que vous pouvez reconnaître en complétant la phrase: je suis capable de…

  • je suis capable de………..

Regardez l’ensemble de vos compétences, puis trouvez le fil rouge qui les unit.

2-Faites de la veille métier.

Regardez l’ensemble des compétences dont le marché a besoin, par une veille régulière.

Une veille se pratique en continue à travers

  • la presse spécialisée,
  • les conversations avec les clients, les pairs,
  • l’étude des concours des appels d’offre
  • les forums techniques
  • les communautés sur les réseaux sociaux,
  • les expositions d’artistes, les présentations de travaux,
  • l’évolution des écoles.
  • Elle se pratique aussi en identifiant les personnes, les agences, les entreprises qui vous inspirent particulièrement et dont vous suivez toute les actualités.
  • Elle se pratique bien sur enfin à travers l’observation de ce que font vos concurrents, de manière à capter les enjeux de votre métier globalement.

Ne négligez jamais le temps informel passé avec vos pairs, il fait partie de la veille.

Une fois que vous avez identifié une compétence qui vous serait utile … et qui vous plait, demandez-vous toujours comment elle pourrait s’inscrire dans votre parcours.

Autrement dit, ne vous formez pas uniquement pour répondre un besoin du marché que vous aurez identifié, mais formez-vous à une nouvelle compétence qui va mettre en valeur tout ce que vous savez déjà faire, qui va apporter un nouvel éclairage à vos compétences acquises, et qui vous donne déjà des idées de nouveaux projets.

Cette nouvelle compétence doit vous permettre de dessiner une étape supplémentaire de votre parcours, en s’articulant avec ce qui précède.

3- Formez-vous tout le temps.

Il y a plusieurs manières de se former.

Cela commence auprès de ses pairs au cours d’un projet. Je crois que lorsque l’on travaille à plusieurs, on ne se rend pas compte de tout ce que l’on apprend des autres. Une fois que l’on a réalisé quelque chose pour la première fois, c’est devenu une compétence. C’est pourquoi je conseille toujours de faire un bilan à la fin de chaque projet pour bien prendre conscience de ce que l’on a appris.

Et puis il y a la formation professionnelle, et je vous encourage vivement à vous renseigner auprès des organismes et des associations dont vous dépendez comme la Maison des Artistes. Les prises en charges peuvent vous permettre d’accéder facilement à des formations pertinentes.

Enfin, il existe de plus en plus de MOOC certifiant, qui transmettent des compétences techniques et qui construisent des communautés autour de sujets émergents. Je pense par exemple aux MOOCs de l’Ecole des Gobelins, ou sur les plateformes dédiées des cours sur le copywriting, le design-thinking, le community management etc.

4-Constituez-vous un réseau

Le réseau est la clé de beaucoup de choses! Mais sur ce point particulier, il est crucial: non seulement il vous permet d’être informé de manière organique sur l’évolution de votre métier, mais il vous met également en relation avec des personnes qui vous donneront beaucoup d’informations sur la manière dont elles se sont formées, et probablement aussi beaucoup de conseils issus de leurs propre expérience.

SI vous vous formez de manière académique, n’oubliez pas que les réseaux d’anciens élèves ne s’arrêtent pas à la formation initiale, et sont extrêmement puissants pour intégrer des projets, des missions, ou être recommandé.

5- pour apprendre… apprenez aux autres!

Dans les milieux pédagogiques on dit souvent que la meilleure manière de se former, c’est d’apprendre aux autres! C’est un excellent moyen d’approfondir ses connaissances, mais aussi c’est un super moyen d’être enseigné à son tour.

 

Enfin, en conclusion, je voudrais rajouter une chose: n’oubliez pas le plaisir! Formez vous par curiosité et par plaisir d’apprendre, et pas seulement pour répondre aux besoins marché.

La curiosité, la découverte, l’émerveillement de nous reconnaître de nouvelles capacités, et de nouveaux talents, sont des sources d’épanouissement infinies, et de confiance en soi.

La capacité d’apprendre, de comprendre et de transmettre c’est aussi cela que l’on offre à nos clients à l’occasion de nos missions.

Personal branding épisode 3

Après les préalables importants sur la notion de Personal Branding ICI et ICI, voici une fiche-synthèse sur ce que c’est, et les premières choses à mettre en oeuvre pour s’y lancer.

Prêts?

Un peu d’histoire

Qui a inventé le Personal Branding? 

Hollywood. Comme d’habitude lorsqu’on parle de communication et d’innovation!

La marque qui est Personne, la Personne qui devient Star. La Star, un être en qui chacun s’identifie et qui s’identifie à tous. Un être de fond et non de forme contrairement aux idées reçues. Un être immortel. »Jacques Séguéla in « Hollywood lave plus blanc »

Qui a théorisé le Personal Branding? 

  • Al Ries et Jack Trout en 1981 dans leur livre Positionning- How to be seen and heard in the overcrowded marketplace

Tom Peters, dans un Article pour Consultants« IT IS SIMPLE, YOU ARE A BRAND » 1997 – , Peter Montoya :2002 THE BRAND CALL YOU et William Arruda 2007 METHODE ACCESSIBLE PAR INTERNET « REACH CC »qui parlent de marque pour la première fois

Et en France? 1981, Jacques Séguéla propose la personne-marque avec la Force Tranquille

Une définition du Personal Branding

Le personal branding c’est un processus qui permet de dé-couvrir sa communication et son image personnelle (orale, écrite, numérique) de manière claire, cohérente et crédible, pour se démarquer et se de faire reconnaître dans son environnement professionnel ou sur son marché pour réussir.

ou

communiquer pour RÉVÉLER UNE IMAGE FORTE ET AUTHENTIQUE DE SOI-MÊME,

(N.B.: attention chaque mot compte)

Pour quoi faire?

  • pour trouver un stage, un premier emploi
  • pour trouver un nouvel emploi
  • évoluer au sein de son entreprise
  • atteindre des fonctions qui nous semblaient très hautes
  • pour réaliser ses projets

bref, pour les salariés, les indépendants, les étudiants, les porteurs de projet.

Et c’est difficile?

Un peu. Avant il était facile de dire qui on était. On était défini par –  l’appartenance à une famille,

ou
l’appartenance à un métier ou à une entreprise;

Aujourd’hui c’est plus compliqué de dire qui on est!

  • on a plusieurs activités en même temps, soit par nécessité, soit par envie d’accomplissement;
  • on a des métiers qu’il est difficile de définir parce qu’il sont récents, ou parce que les intitulés sur les cartes de visite sont complètement abstraits.

Et puis faire un CV ce n’est plus si évident! Le cv en mode chronologique ou « déroulement de la vie » est largement  remis en questions: on est plus en arborescence qu’en ligne.

Le parcours c’est une dynamique, plus qu’une accumulation.

La dynamique professionnelle -personnelle existe de moins en moins car

elle sous-entend l’idée du masque professionnel. Or de plus en plus on souhaite montrer qu’on est soi + son réseau de partenariats+ les réseaux que l’on a construits. Une arborescence.

Mais alors ça sert à savoir se vendre???

Et si …

  • on remplaçait « marque » par « Empreinte« ?
  • on remplaçait »produit » par « Multiplication« ?
  • on remplaçait « vendre » par « Converser« ?

Ma marque personnelle c’est avant tout l’empreinte que je veux laisser.

L’expertise ne suffit pas

On est expert de soi-même et on est le meilleurs expert de son projet. MAIS Les experts ne sont pas les meilleurs communicants

Donc, le but c’est de :

  • Savoir parler de soi en parlant aux autres
  • Savoir se mettre en avant dans son propre style
  • Savoir nouer des relations durables avec son réseau
  • Savoir toucher sa cible

Ce qui demande

  • d’avoir une vision claire de qui ont est et ce que l’on veut,
  • d’avoir de l’estime pour soi
  • d’oser exprimer sa différence pour réussir.

Comment on commence?

1- Voici une première méthode que je trouve interessante: le business model personnel que vous pouvez retrouver sur le site Business Model YOU

Remplissez le canevas en ayant bien à l’idée qu’une ligne verticale sépare cette carte en deux: ce qui est à gauche représente votre efficacité – cerveau gauche/ logique- , ce qui est à droite représente vos valeurs – cerveau droit/ émotion-.

2-Bâtissez votre « légende personnelle » à l’aide du Voyage du héros. C’est cela qui donne de la cohérence à tout le reste!

(N’hésitez pas à vous référer au livre de Joseph Campbell pour comprendre toutes les étapes. Oui oui, le héros c’est vous!)

Vous pouvez aussi raconter votre histoire en respectant cet ordre:

Et maintenant pitchez!

1- Le pitch twitter: le minimum syndical. Mon préféré. Je l’appelle aussi le pitch « verbe d’action ».

 voilà ce que je fais / pour qui/ pour quoi 

(« j’accompagne les managers à faire des réunions plus efficaces grâce à des techniques spécifiques »)

2- Le pitch question : c’est celui qui part de la frustration de votre interlocuteur. C’est celui qu’il faut construire quand on est porteur de projet.

Vous est-il déjà arrivé de….?

(« Avez-vous déjà consulté plusieurs pages internet sans trouver une méthode claire et simple pour vous aider à réussir votre Pitch ? Vous n’en avez pas assez de ces pages web optimisées pour le référencement mais qui ne vous apportent ni exemple concret ni la bonne méthode rapidement ? Et bien c’est ce que nous avons vécu chez….Et nous avons décidé de… »)

3- Pitch Storytelling : votre histoire

Lorsque j’ai commencé à travaillé,  (j’ai vécu telle experience/ je me suis rendu compte de ….) et aujourd’hui j’ai envie de partager une raison profonde pour laquelle je fais ce métier là.

4- Pitch « un seul mot ». Le must. inventé par Maurice Saatchi. C’est le mot que l’on dit en pensant à vous. C’est à vous que l’on pense lorsqu’on entend ce mot.  Vous n’y croyez pas?  A quelle société informatique pensez-vous lorsqu’on vous dit le mot « recherche » ? Si vous répondez Google, alors frottez-vous au pitch en un seul mot.

Dan Pink conseille de commencer par rédiger un pitch en 50 mots. puis le réduire à 25, puis 6. On parie que dans ces 6 mots, il y a LE mot.

Il en existe quelques autres, je dirais réservé aux joueurs, ou aux personnes plus expérimentées car ils font appel à l’humour ou à la provocation. On se les garde pour plus tard!

C’est difficile? Je vous propose d’expliquer votre parcours, votre métier ou votre projet à un enfant de 7 ans. Cela oblige à utiliser des mots simples , simples, basiques. (pardon! mais je n’ai pu m’en empêcher), et par là-même  aller à l’essentiel.

Une dernière chose

Vous êtes en train de passer pas mal de temps sur ce que vous faites, ce que vous êtes … n’oubliez pas de penser à

  • ce que vous ne faites pas;
  • ce que vous refusez de faire (et que vos concurrents font) ;
  • qui sont vos concurrents;
  • qui sont vos partenaires.

La dernière des dernière

N’ayez pas peur d’être clivant! 

Si tu fais un film qui plait à tout le monde, tu n’auras pas fait avancer le cinéma – François truffaut

 

 

 

Le chef de projet et le créatif

Article issu de mon interview sur le site de CREADS le 19.02.18

Tous les jours nous travaillons sur nos projets, nous gagnons des nouveaux projets, nous avons trois projets en cours… bref, un projet c’est un travail, une mission ,un client, des échéances, un livrable, une création, des étapes, des tâches et.. un chef de projet.

Vous.

Le mot est tellement entré dans notre vocabulaire quotidien, qu’il ne me serait même pas venue à l’idée de le questionner jusqu’à ce qu’on me demande de former des personnes au management de projet.

A cette occasion, je me suis rendue compte que certains aspects du management de projet n’étaient pas assez maîtrisés, et que cela pouvait gravement nuire au projet lui-même et surtout à celui qui est censé le piloter.

Remettons les choses dans l’ordre, même si ce n’est pas toujours facile.

Qu’est-ce qu’un projet? Un risque.

Il y a plusieurs caractéristiques au projet , certaines vous paraîtront évidentes, d’autres moins.

  • Un projet vis à créer quelque chose de nouveau (pour nous créatifs, c’est la base!);
  • …et de spécifique (pas de copier-coller);
  • mais aussi quelque chose de transversal : qui englobe plusieurs métiers; savoir-faire, cultures… (ne serait-ce que celle du client), et donc un travail en équipe;
  • un projet comporte une date de début et une date de fin (pas difficile… mais êtes-vous toujours au clair avec la date de fin?)
  • et enfin un résultat, c’est-à-dire un livrable.

Tout cela semble basique, mais attention! La conséquence de ce que l’on vient d’énoncer, c’est que par nature, un projet est une prise de risque. Même si on sécurise le plus possible les aléas, les données, les processus etc.… nous prenons un risque en nous lançant dans un projet; c’est excitant, et c’est aussi pour cela que nous le faisons;

Mais il est important de le rappeler à nos clients. Le « 0 risque » serait un contre-sens; vous n’y êtes donc pas tenus.

Le métier et le projet : un dédoublement de personnalité obligé

Il y a des personnes dans d’autres secteurs d’activité dont le métier est d’être  « chef de projet ».Pour un créatif, il faut bien séparer les deux aspects:

  • d’un côté le créatif exercera son métier de concepteur (graphique, design web etc.);
  • de l’autre il gérera son projet.

Si l’on ne voit pas cet aspect de management de projet, on prend le risque de ne plus avoir assez de recul pour avoir une vision claire des différentes tâches à effectuer en ne se concentrant que sur sa création;

le projet risquera alors de se faire déborder par le planning, les coûts, les relations avec le clients, les décisions à prendre etc.

Votre « métier » ne tient pas compte du contexte: c’est votre talent, vos connaissances, votre habileté, votre créativité.

Votre « projet » c’est votre métier mis en face d’une réalité, c’est-à-dire votre capacité à prendre des décisions.

Au final vous allez prendre deux personnalités : celle du concepteur et celle du pilote dont la responsabilité est de prendre des décisions pour atterrir correctement en délais, coûts etc.

Le personnage principal du projet c’est le Client

S’il n’y a pas de client, il n’y a pas de projet. C’est lui qui donne l’intention du projet, c’est lui qui en a déterminé les enjeux; et c’est lui encore qui va arbitrer les questions relatives au budget, au planning et au livrable. Vous devez savoir qui est votre client!

Rappel: votre client est la personne qui vous paye. (Ce n'est pas forcément celle qui bénéficie de votre projet).

Allons plus loin!

Dans les projets classiques, on admet facilement que « le client a tous les droits » sur son projet. Après tout, c’est son projet!

Dans un projet créatif, ce qui est compliqué c’est que le créatif considère que cette création lui appartient aussi, en tant qu’auteur.

Cette subtilité lorsqu’elle n’est pas soulevée au départ peut être source de beaucoup de frustrations! Il est important d’avoir les idées (ou le contrat) claires sur ce point.

C’est à mon avis une question de dosage, entre céder aux quatre volontés du client (et se décrédibiliser), ou être intransigeant et avoir un client insatisfait (et donc non pérennisé) .

Soyez exigeant sur votre création, et soyez-le aussi dans les responsabilités réciproques.

Pour synthétiser, je dirais que dans un projet, tout ce qui menace

  • le budget global
  • le planning global
  • le résultat global

tout cela, doit être arbitré par le client.

Le chef de projet créatif lui doit alerter le client quand l’un de ces trois éléments est en péril pour n’importe quelle raison.

Ce qui amène sur le point le plus important avec le client: la relation avec le client est de nature contractuelle. Pourquoi est-ce si important? Parce-que pour autant, ce n’est pas un contrat de subordination. C’est une relation dans laquelle client et chef de projet ont des obligations réciproques.

Et si vous ne deviez retenir qu’une chose de cet article ce serait celle-ci: la garantie pour qu’un projet réussisse réside dans la qualité de la relation entre le responsable du projet et son client. Dans le fait que chacun ait bien compris la nature de sa responsabilité pour faire équipe avec l’autre.

Un petit point de méthode

Pour vous aider à y voir plus clair dans chaque projet et pour vous aider à aller éclaircir les zones de flou au démarrage d’un projet, je vous propose d’établir à chaque démarrage une « fiche projet » ou un « acte de naissance » du projet à garder toujours sur votre dossier ou votre bureau.

Voici les rubriques à créer:

  • Le contexte: C’est le client qui vous le transmet et c’est le « pourquoi du projet »; le résumé de l’avant-projet. comment votre client en est arrivé à imaginer ce projet.
  • Les enjeux du projet: encore un fois c’est le client qui vous les transmet. vous devez être sûr de les avoir compris. C’est ce qui est « en jeu » si le client réalise ou non ce projet
  • l’objectif: là c’est le résultat que vous devez atteindre.
  • le planning global
  • les ressources nécessaires (attention! il ne s’agit pas uniquement du budget mais aussi des ressources humaines et logistiques!
  • les contraintes: ce qui est non-négociable
  • les risques (ce qui pourrait menacer l’objectif, le budget ou les ressources)

L’idéal, c’est que vous puissiez constituer cette fiche projet à l’occasion de votre premier échange avec votre client. De cette manière vous l’aiderez aussi à éclaircir sa demande et sa vision. Vous pourrez commencer une relation d’échange, d’apport réciproque et de confiance.

D’ailleurs, tout bien réfléchi, vous pourriez tout-à-fait utiliser cette trame pour vos projet personnels, où le client… c’est vous!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tragi-comédie #coaching #escroc #pervers

Il arrive parfois malheureusement que notre route croise celle d’une personne toxique et perverse. Pire, comme c’est le cas dans l’histoire que je vais vous raconter, il arrive que cette personne représente une figure d’autorité, et que vous la laissiez entrer dans votre sphère, tout simplement parce que cette personne est formatrice ou coach. 

C’est ce qui m’est arrivé, -à moi dont c’est le métier!- il y a quelques temps. En me présentant à la « formation de formateurs » d’une jeune entreprise en pleine croissance pour ensuite  enseigner  à mon tour son programme à ses clients, je suis tombée sur un « coach » pervers qui a bien failli me faire douter de moi. 

Comment dire…

J’ai longtemps hésité sur la manière de partager cette expérience et le message que je voulais faire passer avec. J’ai eu envie de dénoncer le personnage et ses pratiques et de faire du bruit! Et  au fur et à mesure que je racontais ma mésaventure à mon entourage, j’ai discerné le « tragi-comique » de la situation. Comment avais-je pu me laisser faire alors que c’était tellement gros? Moi, tellement expérimentée, tellement sûre de mes valeurs?

Alors il m’a semblé important de rappeler ici quelques messages fondamentaux

  • Lorsque cela m’est arrivé, je n’ai pas compris tout de suite; mais mon intuition m’a envoyé des signaux d’alarme.
  • Quand j’ai commencé à comprendre, j’ai  décidé de ne pas tenir compte de ces signaux, de continuer la  session  en me disant que ce qui comptait le plus  était ce que j’allais en retirer (apprentissages et opportunités de missions immédiates) , et non pas la manière dont la formation était conduite.
  • quand j’ai constaté les dégâts, il était trop tard, et j’ai mis du temps à m’en remettre (je vous explique pourquoi juste après)

Mon message est donc le suivant:

Écoutez votre intuition quand elle vous dit que quelque chose cloche! 
Sachez vous protéger, et protéger les autres. 
Ne vous laissez pas aveugler par le gain que vous pourriez obtenir: il n'y aura pas de gain car vous ne serez pas en mesure de le prendre.
Voici l’histoire en mode tragi-comique 😉

Lorsque j’ai rencontré la dirigeante d’une jeune entreprise de formation en pleine croissance, nous avons tout de suite eu envie de collaborer. J’avais envie de revenir à un format collectif et dynamique tout en poursuivant mes activités de coaching par ailleurs;  les deux pratiques s’enrichissant mutuellement.

De son côté elle cherchait à former une équipe capable d’incarner les valeurs de son entreprise et de déployer son programme de formation à plus grande échelle. J’étais donc ravie d’envisager cette collaboration.

Elle se faisait accompagner dans le développement de son entreprise par un coach, et m’a naturellement demandé de rencontrer cette personne pour entériner notre collaboration.

Épisode 1: Entretien individuel avec le coach

À peine franchi le seuil de son cabinet que le coach fringant d’une cinquantaine d’années m’interpelle:

– « Vous ,rien qu’à vous regarder je suis sûre que vous êtes du genre à n’en faire qu’à votre tête! « . Un peu interloquée je souris en me disant qu’au fond, oui, j’ai toujours fait ce que j’ai voulu, ce n’est pas faux.  Mais est-ce une sorte de compliment, un accueil qui se veut détendu ou au contraire une pique pour me mettre mal à l’aise?

Très vite, la conversation prend un tour étrange: après m’avoir dit 5 fois de suite que « ce n’est pas un entretien d’embauche » (on parle de finasserie entre salariat et sous-traitance ou bien?), il me pose des questions « réflexives » en grosse quantité : »j’aimerais savoir quelle question vous aimeriez me poser »; « et si je vous  posais la question, quelle question me poseriez-vous? »….

Je commence à ne plus rien comprendre et je me fais même rabrouer lorsque j’ose poser une question « fermée »! (histoire d’y voir un peu plus clair: « est-ce que vous avez envie qu’on travaille ensemble? – « Ah mais ça c’est une question FERMÉE à laquelle je ne peux répondre que par oui ou non.. » – « Ben justement, …)

Le point de non-retour arrive lorsque je commence à piaffer et lui dire que je ne comprends pas ce qu’il veut: « Vous savez, dans un commissariat, c’est celui qui pose les questions qui a le pouvoir, et là, le pouvoir je vous le donne, j’ai l’impression que vous n’avez pas compris! »…Je suis estomaquée. -« Mais je m’en fous moi du pouvoir! » rétorquai-je en me disant en mon for intérieur « toi, si tu veux jouer à ça, on va jouer! ».

Et le voilà qui me demande -enfin!- de parler de mon parcours professionnel Je décide de  lui raconter tous mes échecs. (ricanements). Evidemment il se gausse: « mais êtes vous consciente du NOMBRE DE FOIS où vous avez dit le mot échec? C’est incroyable!!!…Et si vous nous parliez de vos succès? » – « Mais ce sont les mêmes… vous n’avez pas compris? » (re-ricanements)

Je quitte le cabinet sans avoir compris ce qui s’est passé; je ne suis pas plus avancée sur mes perspectives de collaboration avec l’entreprise, je me suis finalement « amusée » dans une sorte de joute verbale pathétique, et …j’ai l’impression d’avoir franchement loupé un épisode.

Quelques minutes après dans la rue je reçois un SMS : « comment vous-êtes-vous sentie dans cet entretien? »….!!!

Episode 2: la journée collective

Finalement, sans aucun débriefing sur ce premier entretien, me voilà conviée à une journée de « formation » où je retrouve une dizaine de personnes qui, je le suppose, sont là comme moi pour intégrer cette équipe de formateurs.

1ere alarme: nous sommes 10 personnes en cercle, et nous ne nous présentons pas les uns aux autres. Une sorte de blind-test musical est supposé faire office de brise-glace… Je ne connais rien dans la playlist, ça commence bien.

Alors qu’une des participantes dira plus tard « ce qu’il m’a manqué c’est que l’on se présente au début » le coach lui répondra: « mais tu étais aussi jugée sur la manière dont tu allais te présenter aux autres spontanément!  »

2eme alarme: nous devons chacun créer une mini-animation/ formation en 10 minutes et la présenter aux autres, face caméra. Les participants font des feedbacks à la fin sur leur ressentis et le coach fait des commentaires sur le langage non-verbal. « Quand tu tournes tes épaule vers la droite, tu ne donnes pas le bon message! ». Ah zut. Je n’ai jamais été aussi mauvaise, et encore une fois ce sentiment très bizarre que je n’apprends rien, qu’aucune information n’arrive jusqu’à moi (je n’ai pas revu la vidéo, les commentaires n’avaient aucun sens pour moi) . Je me sens jugée -et croyez-moi pas en bien!-mais personne ne dit rien. Tout est condescendant.

Je commence à me sentir complètement nulle. Moche. Incapable…J’ai la trouille chevillée au corps (mais je ne comprends pas, d’habitude j’adore tous ces trucs là…)

3eme alarme (sirène d’alarme) : juste avant le déjeuner, nous « debriefons » en groupe, et le coach fait un lapsus : « Dans ce casting… »Stupéfaction du groupe. Ah! Nous sommes donc tous concurrents, et nous ne sommes pas tous là pour apprendre, nous sommes là pour être selectionnés?! Réponse du coach: « ben oui, on n’est pas dans le monde des bisounours! »Nous allons donc être rappelés le lendemain, un par un pour savoir si « nous continuons l’aventure »…

J’apprends au passage, que certains participants travaillent avec le coach et je ne comprends pas s’ils sont là comme observateurs ou participants…

Je ne m’étends pas sur  l’après-midi que j’ai passée dans un brouillard confus. En revanche une dernière saillie du coach m’achève: avant de partir, il nous remet la feuille habituelle d’évaluation, dont la dernière question est la suivante : « indiquez la personne que vous voyez le plus intégrer l’équipe » puis « indiquez la personne que vous voyez le moins intégrer l’équipe « …

Ce qui m’a détruite (momentanément je vous rassure)
  • ne pas avoir réagi quand j’ai compris que l’objectif de la journée n’était pas donnée en début de session, en ayant l’intuition qu’il y a avait là quelque chose de louche ;
  • ne pas avoir demandé un tour de table pour confirmer (comprendre) les rôles et intentions de chacun;
  • ne pas avoir rendue explicite l’idéologie sous-jacente de ces exercices qui était: « si on a affronté les pires conditions à l’exercice, on s’en sortira sur le terrain » (marche ou crève) et m’être interrogée sur le fait de savoir si j’étais d’accord pour ce type d’épreuve, si je me sentais suffisamment protégée et si je jugeais cela constructif et apprenant;
  • m’être laissée entrainer à faire une prestation déstructurante et dévalorisante sans aucune possibilité d’apprentissage et de transformation;
  • n’être pas partie à la mi-journée quand les règles du jeu sont enfin apparues;
  • être suffisamment abasourdie pour ne pas m’insurger publiquement contre le fait d’avoir à « dénoncer » ceux qu’on ne veut pas voir intégrer l’équipe parmi ses camarades.

Conclusion

Je ne me suis pas protégée. Je me croyais suffisamment forte pour jouer à ce jeu. Mais quand les règles ne sont pas données, on est toujours perdant à la fin.

J’ai joué contre mes valeurs pour l’appât de la récompense (de belles missions bien payées). J’ai malgré moi toléré que l’éthique de nos métiers soit jetée aux orties sans autre forme de procès. Et ça m’a amputée quelque chose de moi-même.

Je le répète enfin: rien ne mérite qu’on n’écoute pas la petite voix qui nous dit gentiment: « il y a quelque chose qui coche là-dedans ».. Soudainement, cela me rappelle mon moniteur d’auto-école il y a très longtemps qui m’avait dit: « Quand on n’est pas sûr, il vaut mieux freiner. Se faire klaxonner ne tue pas; avoir un accident, si. »

Freinons, quand nous avons un doute. Ça n'empêche pas de redémarrer si tout va bien.

la fin de l’histoire? Le lendemain j’ai reçu ce fameux coup de fil. Je continuais l’aventure… malgré le fait que je n’étais pas très « solaire ».

Je n’ai pas continué cette aventure là.

« Tu devrais networker… »

Version originale de l'article paru sur le blog de CREADS

Lorsque j’observe les freelance et entrepreneurs autour de moi, je m’aperçois que beaucoup sont très isolés. Et lorsqu’ils ressentent ce sentiment de solitude, en fait cela fait déjà très longtemps que le vide s’est fait autour d’eux.

Passionnés par leurs jobs, mais aussi débordés par les heures de travail, de prospection, d’administratif, ils se sont jetés à corps perdu dans leur mission, ils ont travaillé le soir et le week-end, ont oublié de faire du sport, de sortir, de se détendre, de voir leurs amis…

et lorsque la mission s’achève enfin, et qu’il faut en trouver une autre, ils s’aperçoivent alors qu’ils sont seuls.

À ce moment là, l’unique conseil qu’ils reçoivent c’est  le fameux « tu devrais networker c’est la clé pour réussir! ».

C’est un très bon conseil. Mais franchement, quand vous avez l’impression d’être un ours en hibernation, et qu’on vous demande de vous transformer en diva de la communication, ça pique. 

Rapidement, « réseauter » à quoi ça sert? 

Pour aller droit au but, « le réseautage est un moyen de se créer des relations professionnelles qui vous permettront d’accéder à des opportunités insoupçonnées »; autrement dit le réseautage vous permettra probablement de trouver des nouveaux clients, de nouveaux jobs ou de nouvelles missions …mais dans un second temps.

L’idée force c’est que les réelles opportunités sont celles pour lesquelles vous êtes recommandées car elles vous correspondent et bénéficient d’un capital confiance énorme offert par la personne qui vous recommande.

Il s’agit donc de rencontrer ces personnes, et d’établir avec elles une relation professionnelle riche et confiante.. sans avoir jamais travaillé avec elles!

Comment rencontrer ces personnes et que leur dire sont les deux questions épouvantables que l’on se pose quand on se sent isolé et qu’on ne sait pas par où commencer.

Voici 5 conseils pour vous en sortir.

n°1: Le déblocage : les applis

On vous a probablement conseillé d’aller dans des « événements », des cocktails, des vernissages ou autres salons professionnels pour vous retrouver au beau milieu de ces personnes que vous avez identifiées comme vos clients potentiels. Sauf que vous n’osez pas vous présenter spontanément, et que vous rougissez rien qu’à l’idée d’avoir à « vendre » votre offre. Du coup, vous restez collé au fond de la salle avec votre verre de jus d’orange à la main. Vous le faites deux fois et puis vous vous jurez que vous ne le ferez plus jamais!

Avant de devenir un professionnel du réseautage (oui, il y a certaines personnes qui sont super à l’aise avec ça) voici un moyen tout-à-fait intéressant pour commencer: les applications de networking.

Elles fonctionnent selon plusieurs critères (géolocalisation/ rencontres sur préférence de profil/ événements…) choisissez celle qui vous convient le mieux.

Pourquoi ce conseil numérique à des personnes qui se sentent isolées? Parce que c’est un démarrage en douceur; parce que ces applis vous apprennent les bases de ce qu’il faut savoir faire pas à pas; en enfin parce que la finalité est bien de rencontrer les personnes en vrai et non rester derrière son écran.  En effet c’est là que va se créer le feeling et la confiance nécéssaire à une recommandation ultérieure.

 

n°2: savoir dire qui on est et ce que l’on fait. 

Ça a l’air tout simple, dit comme ça mais l’exercice n’est pas si aisé. C’est la fameuse question-cocktail : « et vous, que faîtes- vous dans la vie? » à laquelle peu de personnes savent répondre clairement et précisément. Sur les applis, vous commencez par définir votre profil. Il vous faut un « titre » puis une description de ce que vous faites, et enfin des liens vers vos sites, portfolios, ou autres réseaux sociaux. Vous rajoutez vos expériences précédentes et votre formation.

Une fois que vous serez à l’aise avec ça, il vous pourrez reprendre ces éléments et  les « scénariser » pour vous présenter dans la vraie vie! La « scénarisation » c’est l’histoire que vous allez raconter sur vous qui pourra être plus ou moins courte, avoir des styles différents, un vocabulaire différent mais qui reprendra toujours les éléments de votre profils, et qui aura toujours comme aboutissement logique là où vous en êtes aujourd’hui, ou la direction professionnelle que vous prenez.

J’ai connu quelqu’un qui commençait sa présentation par « ma vie pro est une suite d’échecs! » .rires. étonnement. attention captée. Puis il racontait avec beaucoup d’humour trois expériences apparemment ratées (il s’était fait virer, s’était trompé d’orientation etc.) pendant que l’auditoire se rendait compte subtilement que ses trois rebonds successifs étaient remplis d’intelligence, de ressources et de créativité, ce qui était son fil rouge.

Vous n’êtes pas obligé d’aller aussi loin pour commencer! Être clair sur vous-même est déjà assez rare pour constituer une réelle avancée.

Pour résumer, ce que vous saisissez dans l’application vous sert également dans la vraie vie.

n°3: savoir et savoir-dire ce que l’on attend 

Alors voilà où les choses deviennent très intéressantes! C’est bien de savoir se présenter. Mais souvent les personnes s’arrêtent là, et attendent que leur présentation à elle-seule déclenche une étincelle chez leur interlocuteur, et que celui-ci soudainement se mette à leur proposer mille et une opportunités… Ça arrive. Mais c’est rare.

Ce qui arrive le plus souvent si vous vous arrêtez à la fin de votre présentation, c’est que votre interlocuteur vous trouve certes intéressant, mais n’ait pas l’envie ou le courage de faire tout seul la démarche de se demander, quelles pourraient être vos opportunités, ce dont vous avez besoin et comment il pourrait vous aider!

Du coup il vous répond que « c’est génial comme parcours… » et il se met à parler d’autre chose. La relation n’est pas crée, la confiance n’est pas établie, et clairement, il ne vous rappellera pas.

Alors que si vous savez ce que vous attendez d’un entretien, la personne se sent tout de suite valorisée parce qu’elle a été choisie pour son savoir ou son experience.

Si vous exprimez ce dont vous avez besoin (un conseil, un témoignage sur une expérience, des renseignements sur telle ou telle entreprise etc,) les choses sont précises et la personne en face est en confiance.

Soit elle peut vous aider, soit elle ne le peut pas, mais dans tous les cas, la relation est claire et franche. La confiance est là. Et la discussion devient tout de suite professionnelle. Avec un peu de chance elle devient même une réunion de travail!

L’expérience m’a montré que les autres veulent nous aider. Ça semble fou dans un monde complexe de concurrence, de paranoïa parfois, ou juste d’indifférence, mais le constat est là. Les gens veulent aider, naturellement, s’ils le peuvent.

Vous-même, si un jeune vous aborde en vous disant qu’il sort de l’école et qu’il se demande si c’est le bon moment pour commencer en freelance ou bien s’il faut faire ses armes en entreprise même si la perspective ne l’enchante pas, et qu’il vous demande comment ça s’est passé pour vous… vous allez l’envoyer sur les roses? Je parie que non.

Dans les aplications  vous devez remplir dans votre profil ce que vous cherchez (un nouveau job, des conseils, un collaborateur, etc.) : Ainsi lorsqu’une relation est établie, la personne en face sait exactement ce que vous cherchez! Et réciproquement.

La relation est ainsi tout de suite « qualifiée » ce qui ôte toute pression avant la rencontre car on part d’entrée de jeu sur un interêt commun ou un échange. Et je trouve cela hyper pertinent.

n°4: se fabriquer des entames toutes faites

Comment rédiger un mail de demande de mise en relation? ( sans y passer 3 jours..) Là aussi les applis nous aident beaucoup en nous proposant 4 ou 5 modèles à utiliser et à personnaliser.

Evidemment la meilleure mise en relation débute par quelque chose d’ultra-personalisé; mais pour commencer, on peut avoir recours à des « entames» un peu plus standards qui nous donnent de l’élan. Au fur et à mesure, on les affinera, et on verra aussi ce qui marche bien et ce qui marche moins bien!

Comme vous avez déjà réfléchi à ce que vous souhaitiez demander à la personne qui vous interesse, il est beaucoup plus facile de le mettre tout de suite dans ce fameux mail.

n°5: entretenir des relations sur le long terme. 

J’enfonce des portes ouvertes, mais je crois qu’il faut absolument le marteler. Le réseautage fonctionne s’il est sincère et authentique. En aucun cas il s’agit de rencontrer le plus de personnes possibles pour voir celles qu’on va « utiliser » et celles qu’on va « jeter ».

Autrement dit, quelque soit le résultat de votre échange, vous devez absolument renvoyer un message de remerciements pour cet échange, ou ce moment. Et plus tard, renvoyer quelques nouvelles sur l’avancée du projet dont vous lui avez parlé ou demander des nouvelles de ses projets à elle.

Pourquoi? cela n’a rien d’hypocrite, au contraire, c’est à ce moment là que les fils se tissent, que parfois les conversations s’engagent, et que les opportunités arrivent; car c’est là que vous écrivez ou vous téléphonez sans rien à demander, sans rien à recevoir. Juste par réel interêt.
Ce temps là n’est jamais perdu, et il vous permettra  peut-être de rencontrer des personnes extraordinaires, de futurs associés, votre prochaine mission, une nouvelle opportunité, ou -pourquoi pas?- ceux qui deviendront vos meilleurs potes.

En conclusion, on est d’accord, pour parvenir à vos fins, il faut du réseau. Un réseau ça se construit, ça se travaille, ça s’entretient.

Mais quand on est tout seul et qu’on déteste les événements networking, c’est un peu plus compliqué… au début! C’est pourquoi je vous conseille de vous mettre le pied à l’étirer avec les applications de networking qui vous « mâchent  le travail » jusqu’à ce que la démarche ne vous fasse plus peur et que rencontrer des inconnus soit devenu un plaisir.

Petit à petit vous adapterez votre présentation, vous jouerez avec, vous saurez la moduler selon vos interlocuteurs, ou le temps dont vous disposez; l’exercice deviendra réflexe.

De nos jours, les frontières entre la vie personnelle et la vie professionnelle sont de plus en plus poreuses, c’est pourquoi tous les réseaux sociaux (virtuels ou réels) sont des puits pour construire votre propre réseau. Alors n’hésitez plus, networkez!